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Le transept
 

Le transept de Saint Sernin, 63 m du Nord au sud, est particulièrement remarquable !

Avant même d'arriver au croisillon nord du transept, 2 peintures romanes des environs de 1140 :

Cette dernière scène s'apparente, par le pas dansant et le graphisme du Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine, à l'art du célèbre sculpteur roman Gilabertus, actif au XIIe siècle dans le cloître de la cathédrale de Toulouse.

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le transept nord
 

Le transept nord est richement décoré par des peintures murales des années 1140-1180, redécouvertes au début des années 1970, sur le mur ouest.

Dans la travée médiane du collatéral occidental, une iconographie savante de la Résurrection (vers 1180) occupe toute la paroi sur cinq registres.

En bas, à gauche de la porte de l'un des escaliers d'accès aux tribunes, on distingue les boucliers des deux soldats qui gardaient le tombeau du Christ.

Au second registre, les Saintes Femmes rencontrent l'ange devant le tombeau vide.

Au registre suivant, deux prophètes de l'Ancien Testament vénèrent le Christ ressuscité, en gloire, trônant au-dessus d'eux, présentant le Livre et environné de la lumière des astres et des candélabres.

De part et d'autre, l'alpha et l'oméga rappellent qu'il est le principe et la fin de toute chose. Il est accompagné de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, qui symbolisent sa filiation divine et son rôle de rédempteur.

La fin de la composition se lit difficilement : deux anges entourent une figure divine.

 

Sur la voûte, l'Agneau est vigoureusement et étonnamment stylisé au centre d'un médaillon saturé de couleurs et élevé par des anges.

Les arcs portent des thèmes complémentaires : au sud, douze vierges couronnées préfigurent la Jérusalem Céleste ; au nord et à l'est, des oiseaux, la faune marine et des quadrupèdes associent le monde animal à la Rédemption.

Tous ces éléments de la liturgie pascale sont traités avec une grande rigueur et une parfaite cohésion. Ils ne sont pas pour autant l'œuvre d'une seule main : on opposera, par exemple, le dessin presque rapide des anges soutenant l'Agneau au traitement pour ainsi dire maniériste de l'ange de la Résurrection.

   

Mais ce cycle n'est pas le seul conservé dans le collatéral : du côté nord subsistent les vestiges à peine visibles d'une importante Crucifixion, avec les deux larrons en croix et, dans la travée qui précède l'absidiole septentrionale, la voûte porte une nouvelle Glorification de l'Agneau.


Dans le collatéral ouest, l'image peinte de saint Augustin qui ornait primitivement une niche du cloître.

L'évêque d'Hippone présente sa Règle ; il est accompagné de deux clercs tonsurés, l'un portant la crosse épiscopale, l'autre - on ne distingue plus désormais qu'un pupitre, mais il est connu par un dessin de 1866 - écrivant sous la dictée du saint.

L'absidiole sud de ce croisillon conserve également la partie supérieure d'un Christ en majesté entouré des symboles des évangélistes, des environs de 1200.

   

Dans l'autre absidiole, au nord, est aujourd'hui présenté un grand Crucifix roman, en bois recouvert de plaques de cuivre travaillées dans lesquelles étaient autrefois serties des pierres précieuses.

L'importante restauration qu'il a subie au XIXe siècle lui a fait perdre une grande part de son authenticité.

 
le transept sud
 

Le transept sud dispose de deux chapelles.

Celle de droite est dédiée à la Vierge, décorée par une peinture du XIVe siècle représentant le Couronnement de Marie. Elle dispose également d’une statue polychrome de la Vierge du XIVe siècle.

Celle de gauche est consacrée à Sainte-Germaine de Pibrac. Outre quelques fragments de peintures du XIIe siècle, elle est décorée par une œuvre du peintre toulousain Bénézet (1835-1897).

Depuis cette partie du transept, on peut aisément remarquer le renforcement des piliers de la croisée du transept lors de l’élévation du clocher au XIIIe siècle.

 

 
Mise en ligne le Vendredi 3 Janvier, 2014