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L'Eucharistie, le sacrement de l'amour
 

« Je vous transmets ce que j’ai moi-même reçu. » St Paul rappelle ainsi les gestes de l’Eucharistie. C’est le plus ancien récit de l’Eucharistie dont dispose l’Église et il précède les récits qu’en donneront les Evangiles. C’est bien plus qu’un récit, c’est le cœur de la foi. Le cœur de la foi chrétienne n’est pas un livre tombé du ciel à lire aveuglément ou une doctrine subtile à étudier longuement. Il est un événement que ces gestes et ces mots révèlent et actualisent.

Ces gestes du Christ sont pourtant très ordinaires. Ils sont ceux du partage d’un pain que l’on rompt entre des convives, d’une coupe dans laquelle chacun boit. Ils furent certainement posés avec gravité et solennité. Néanmoins, ils sont les plus communs que nous puissions connaître et pratiquer. Dans tous les pays, dans tous les temps, dans toutes les civilisations, de pareils gestes se retrouvent. Ils concentrent la nécessité propre à la nature que nous avons de nous nourrir et le caractère propre à la culture que la nourriture est élaborée et partagée en groupe. En eux-mêmes, ces gestes sont universels et ils n’ont rien de religieux. C’est justement cela qui est intéressant et que nous pensons que le Christ les a choisis. La religion que le Christ nous offre n’est pas une religion de plus, ni un ensemble de rites, de dévotions ou de prescriptions déconnectés de la vie. C’est une religion de notre vie, à partir de notre vie, pour que nous vivions.

Des paroles sont associées à ces gestes. Elles furent énigmatiques aux Apôtres : « ceci est mon corps livré pour vous, ceci est mon sang versé pour vous. » Elles révélaient que ces gestes ne sont pas seulement une invitation à la générosité, à la philanthropie universelle, ou à une sollicitude humanitaire. Ces gestes de partage révèlent un don total, le don que Jésus fait de Lui-même. Il s’agit d’un sacrifice. Ces gestes proclament la mort du Seigneur. Ce fut un événement particulier de l’histoire de l’humanité. Un jour précis du calendrier des hommes, à un moment précis, avec des acteurs et des témoins, un homme a accepté de se livrer et de laisser son sang versé. St Paul nous dit avec l’Église que ce don, ce sacrifice fut «  pour nous ».

 

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Cet événement devient une question. Est-ce que je me sens concerné par ce don, par ce sacrifice ? Pourquoi un tel sacrifice a-t-il être posé ?  Le sacrifice fut sanglant de la blessure dont il fallut libérer l’homme.
Si depuis 2000 ans, l’Église cesse pas de poser ces gestes et de redire ces paroles, si elle ne cesse de rappeler cet événement avec des gestes devenus la messe, c’est qu’elle a compris que « Jésus ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » Cet amour ne fut pas aimé et ne fut pas reçu mais il déborda sur la Croix et par la Croix, il recouvra, renversa le refus que les hommes lui opposèrent. Cet événement est celui de la manifestation de l’amour, total et inconditionnel.

Ce don, ce sacrifice est celui de l’amour qui se donne sans retour.
Un amour si intense qu’il ne craint pas de s’offrir à ceux qui ne sont pas dignes de le recevoir.
Un amour est si puissant qu’il transforme ceux qui l’accueillent.
Un amour si précieux qu’il mérite d’être sans cesse rappelé, actualisé, célébré.
L’Eucharistie est le sacrement de l’amour.

 
Mise en ligne le Lundi 23 Janvier, 2017