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Vivre libre des peurs
 

L’homme est pétri de peurs. Il y a la peur de manquer et la peur de perdre, la peur d’entendre la vérité et celle de la dire, la peur de la solitude et celle de l’autre, la peur de se donner et celle d’accueillir, la peur de mal faire et la peur de faire mal, la peur du passé et celle de l’avenir, la peur de la souffrance et la peur de la mort… Jésus nous apprend à discerner nos craintes.

Pour bien ajuster nos craintes, il convient d’abord de considérer ce qui est le plus important. Dans l’évangile, il est question de l’âme. L’âme est ici le principe de la vie, la raison du corps. Nous sommes chacun le fruit d’une volonté divine, d’une pensée du Seigneur qui nous veut gratuitement pour nous-mêmes. L’âme est en quelque sorte l’ADN spirituel de notre existence physique. Nous devons en prendre soin. Elle est le siège de notre relation avec Dieu, un point de contact et notre corps exprimera cette relation. Notre âme est le lieu où nous nouons nos liens fondamentaux, les relations qui nous font vivre. C’est pourquoi Jésus associe à l’âme la confession de foi publique en Jésus car notre relation à Dieu est déterminante. Le principe de discernement est d’être attentif dans les adversités à ce qui touche l’âme et ce qui ne l’atteint pas.

« Ne craignez pas les hommes… Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme. » Cela reste un avertissement et, à l’époque de la rédaction des évangiles comme aujourd’hui, les Chrétiens ont leur vie exposée parce qu’ils confessent Jésus comme Dieu. Hier comme aujourd’hui, il y a dans notre existence des risques pour notre vie corporelle. Nous n’avons pas à nous exposer inconsciemment et nous pouvons légitimement prendre les mesures de précaution qu’une situation particulière impose. Jésus nous enseigne surtout à être libre de la crainte. Cette liberté est même la force avec laquelle nous pouvons combattre l’adversité. L’homme qui, sans mépris, ni témérité, n’a pas peur de ses adversaires a l’avantage sur eux. La peur qui paralyse l’analyse, la réflexion et la décision n’a pas prise sur lui.

 

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« Craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » Jésus désigne immédiatement l’Adversaire, le Diable qui veut nous entrainer dans sa mort spirituelle et s’oppose au projet de vie et de salut de Dieu. Mais le Diable avance rarement à découvert. Il s’arrange pour nous faire, peu à peu, renoncer de nous-mêmes à ce qui nous fait vivre. Il nous empoisonne par les craintes indues, par la peur de vivre, par la haine de soi. Il veut défaire par la tentation, nos liens avec le Seigneur qui nous veut vivant. Lorsqu’on a rencontré Jésus et qu’on a reconnu ses merveilles, se déclarer pour le Christ, devant les hommes ou le renier n’est pas un simple positionnement extérieur ou sociologique mais cela engage notre être le plus profond. Soyons donc jaloux des trésors de notre âme à commencer par notre confession de foi en Dieu, notre connaissance de l’amour du Christ qui surpasse toute chose, notre espérance du salut, notre confiance en la prévenance de Dieu. Quand nous relativisons, diminuons ou dissimulons à nos proches, notre famille, nos amis, nos collègues, à notre milieu de vie, notre attachement au Christ, nous risquons bien plus qu’un anonymat. Il s’agit d’une profonde perte d’être.
Quelles que soient les contractions de nos vies, sachons ne jamais lâcher cet attachement intérieur au Seigneur. Le Diable est expert en la matière pour nous faire croire que notre péché, nos faiblesses, nos contradictions doivent nous séparer de Jésus. Rien ni le ciel, ni la terre ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. A partir de là, l’Adversaire est vaincu et nous pouvons entrer dans l’aventure que le Seigneur nous propose jusqu’au Royaume.
L’Eucharistie est la preuve que le don total de soi est source de vie. Le Christ, libre de toute peur, nous entraine à sa suite à ne pas craindre et à toujours rechercher, cultiver et affirmer nos raisons de vivre et notre joie de croire. Amen.

La gestion du conflit se fait par l’autorité des Apôtres. Il y a comme une procédure qu’ils nous partagent. Ils constatent que les faits sont avérés, ils notent la limite de l’organisation du moment qui repose sur les Apôtres. Le maintien des missions des Apôtres (la prière et l’enseignement) autant que la nécessité d’une nouvelle organisation déléguée (le service des tables, objet des récriminations) sont analysés. Ils offrent une réponse dans l’institution du diaconat. En somme, le conflit a eu une utilité en faisant émerger une institution (le diaconat) qui demeure encore. Nos conflits (dans notre Église comme dans nos communautés, couples familles etc.) sont donc l’occasion de stimuler notre vigilance sur les attentes des uns et des autres et sur l’accomplissement de la mission propre à chaque réalité. Ils doivent nous permettre d’être inventifs afin de répondre aux sollicitations de chacun.

 

 

 
Mise en ligne le Mardi 16 Mai, 2017