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Malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile !
 

« Malheur à moi, si je n’annonçais pas l’Evangile ! »  St Paul est missionnaire dans l’âme. Il ne peut pas ne pas parler de Jésus. Hier comme aujourd’hui, annoncer l’Evangile n’est pas facile mais ce n’est pas parce qu’annoncer l’Evangile serait facile qu’on le ferait. St Paul annonce l’Evangile car l’Evangile déborde de son cœur. La question qu’on peut alors se poser est « qu’est-ce qui déborde de mon cœur ? Est-ce l’Evangile, cette rencontre avec le visage de Dieu révélé en Jésus, qui déborde de notre cœur ? »

Le prophète Job est au fond du trou ! Il connaît toutes les misères du monde. Sa vie est un cauchemar, son repos l’épuise. Il est écrasé par son épreuve. Il préfèrerait être mort.
La belle-mère de Simon est au lit, écrasée par la fièvre. Même si le mal paraît moins intense, l’idée est la même. Elle est allongée presque comme morte. 
St Paul n’était pas physiquement malade mais il l’était spirituellement. Il fulminait violemment contre tous ceux qui s’opposaient à lui et à l’idée qu’il avait de la religion juive. Son fanatisme semait la mort dans l’Église naissante. Ces trois personnes sont toutes éprouvées, d’une manière ou d’une autre, par la puissance de la mort : ou bien en voie de destruction (Job et la belle Mère), ou en voie de détruire (St Paul).
Leur cœur déborde de souffrance et d’amertume. Ils répandent la tristesse, l’angoisse ou la haine.

La rencontre avec Dieu est transformante. Jésus est le visage de cette rencontre. La belle-mère de Simon est rejointe par Jésus. La rencontre provoque une guérison. Pour cela, il a fallu que l’on parle à Jésus de la

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malade et qu’il aille jusqu’à elle. Il la prend par la main et la fait se relever.
St Paul a été retourné dans sa furie. Il allait combattre l’Église avec les moyens de la violence ; sur le chemin de Damas, Dieu le fait tomber pour qu’il puisse se relever différent. Pour le guérir de son fanatisme, il le fera accueillir et soigner par ceux qu’il venait détruire. Chaque fois, Jésus, directement ou indirectement, provoque une rencontre qui guérit et transforme. Leur cœur alors se remplit de la grâce de Dieu ; l’Evangile console, guérit et réjouit.

Aussitôt rétablie, la belle-mère de Simon se met au service de Jésus dans la maison. Elle vit et pratique la dimension de service ordinaire et quotidien qui est si importante notamment auprès des petits et des faibles. Ce service se déploie dans l’Église car en servant Jésus, elle se met à servir les disciples qui l’accompagnent. Jésus en la guérissant a rempli son cœur d’un amour de Dieu qui déborde sur le prochain.
St Paul, guéri de son fanatisme, devient le prédicateur infatigable, et pacifique, de l’Evangile. Il ne peut pas ne pas parler de cette rencontre avec Jésus, il ne peut pas ne pas parler de Jésus. La violence fanatique est sublimée en ardeur missionnaire. Ce qu’il a découvert en Dieu par Jésus lui fait surmonter toutes les difficultés ; sans se donner de repos, il court le monde annoncer Jésus aux Juifs et aux Païens. Il a une attention à tous les hommes. Jésus en se révélant à lui a rempli son cœur d’un amour du prochain qui exprime son amour de Dieu.  
Ces cœurs débordent de reconnaissance et de joie ; ils disent en geste et en parole l’Evangile, qui déborde de leur cœur.

Même sans être éprouvés comme Job, malade physiquement comme la belle-mère de Simon ou spirituellement comme st Paul avant sa conversion, nous avons tous une part de nous-mêmes à guérir, à laisser guérir par le Christ. La prière des uns pour les autres présente à Jésus nos situations douloureuses et nos blessures. La messe, la parole de Dieu annoncée et reçue, le visage fraternel de la communauté chrétienne traduiront, selon la grâce réservée à chacun, cette rencontre avec Dieu par Jésus qui guérit et transforme. Soyons attentifs à ce que le Seigneur est venu guérir, nous laisserons alors la joie de l’Evangile déborder de notre cœur. Notre joie sera alors le chemin de la guérison de nos frères, et le chemin le plus simple pour annoncer l’Evangile.
Que cette Eucharistie nous comble de cette grâce que Dieu nous réserve et fasse déborder notre cœur d’une joie de l’Evangile partagé.

 
Mise en ligne le Mardi 13 Février, 2018