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Connaître vraiment Jésus
 

Jésus s’étonnait de leur manque de foi ! Les habitants de Capharnaüm voient Jésus depuis tellement longtemps, qu’ils sont incapables de voir en Lui le Sauveur. On pense connaître quelqu’un et, en fait, on ignore qui il est vraiment ! Le problème est que la connaissance superficielle, ici l’état-civil de Jésus, fait barrage à la connaissance essentielle, le mystère de l’identité profonde de Jésus.


On le connaît bien ! C’est ce que les habitants de Capharnaüm pouvaient dire de Jésus. Ils l’avaient vu chez ses parents, grandir et jouer avec les enfants de son âge, faire son apprentissage avec son père, travailler chez eux, participer aux fêtes du village, à la vie religieuse et sociale de Capharnaüm. On le connaît bien, Jésus !
Mais lorsque Jésus se présente autrement qu’Il n’était déjà connu, autrement que le charpentier, fils de charpentier, cette connaissance devient un obstacle. La nouveauté (une sagesse, de grands miracles) est telle quelle les déroute, la différence (le petit de Joseph qui se tient comme un prophète et qui est bien plus qu’un prophète) est si importante qu’elle devient même choquante et stérilise la rencontre. Leur idée de Jésus prime sur le Jésus réel ! Sclérose de l’esprit. Pour apprendre, il faut souvent désapprendre.
Derrière cette incompréhension des habitants de Capharnaüm, l’Evangéliste annonce le désarroi des Juifs qui seront, pour la plupart, incapables de reconnaître Jésus comme leur Messie. « Nul n’est prophète en son pays. » Le drame de Capharnaüm anticipe celui du rejet de Jésus par les prêtres et les scribes d’Israël.

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Ce quiproquo n’est pas terminé. Il recommence toujours. Notre société croit connaître le Christianisme. « Ça fait 2000 ans que ça dure ! D’ailleurs, notre calendrier est chrétien et même grégorien, du nom d’un pape ; les églises sont parmi les plus beaux monuments de nos villes ; nos villages portent le nom des saints »,  pourrait-on entendre dans la bouche de nos contemporains. Pourtant le Christ disparaît derrière les tableaux et les statues. « Chemin de croix » et « calvaire » ne sont plus que des expressions. Certains même iront jusqu’à une défense vigoureuse des racines chrétiennes de la France et de l’Europe sans entendre ni accepter  la nouveauté radicale de l’Evangile. Là encore, une connaissance est fossilisée et elle n’est plus un lien vers Jésus mais un empêchement et un obstacle à la rencontre.
Dans l’expérience personnelle, le même phénomène peut arriver. Certains ont été au catéchisme, ils ont même été à la messe, fait leur 1ère Communion, parfois même ils retournent à la messe de temps en temps. Mais quelle est la connaissance de Jésus ? Est-elle figée ou est-elle une connaissance dynamique ? Est-ce une connaissance qui place Jésus comme un accessoire de l’existence entre le travail, le sport et les loisirs ou est-ce une connaissance qui détermine l’ensemble de ma vie : « je ne peux pas ne pas orienter ma vie vers Jésus », une connaissance qui vient transformer mon existence ?

Jésus réclame notre foi, pas seulement une mémoire intellectuelle de ses faits et gestes. Cette foi voit en l’apparence historique de Jésus de Nazareth, le mystère profond de sa personne, Fils éternel de Dieu, Sauveur des hommes et Lumière du monde. Cela accomplit un premier miracle. Notre regard devient capable de traverser la superficialité de ce monde. Les personnes sont reconnues pour infiniment plus belles qu’elles n’apparaissent d’abord car s’y découvre la présence de Dieu. Les événements de ce monde sont décryptés comme traversés et travaillés par l’Esprit qui cherche à bâtir le Royaume. Nous-mêmes, nous nous découvrons membres de l’Église en chemin vers le Père.
Que cette Eucharistie où Jésus se rend présent derrière les apparences du pain et du vin, nous aide à croire qu’Il est notre Seigneur et notre Dieu maintenant et dans les siècles des siècles.

 
Mise en ligne le mardi 10 juillet
 
Mardi 10 Juillet, 2018