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Les signes de l'Esprit saint

 
Si l’on nous distribuait des feuilles blanches avec quelques crayons et que l’on nous demandait de dessiner la Trinité, comment ferions-nous ? Pour dessiner le Christ, nous serions sans doute influencé par l’art chrétien qui, depuis l’Antiquité tardive, s’est appliqué à représenter un bel homme barbu, souvent dans sa gloire. Pour dessiner le Père, peut être ferions-nous un vieillard, toujours barbu ou bien une main sortant du ciel comme les mosaïstes de Rome le figurèrent. Et le Saint Esprit ? A part la traditionnelle colombe, le défi est difficile à relever. Peut être une source vive. Quant à illustrer le souffle de l’Esprit ! Le curé d’Ars, Saint Jean-Marie Vianney a préféré le langage imagé. Il a comparé le Saint Esprit à une éponge. « Sans le Saint Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin. Prenez dans une main une éponge imbibée d'eau et dans l’autre un petit caillou ; pressez-les également ; il ne sortira rien du caillou et de l'éponge vous ferez sortir l’eau en abondance. L’éponge, c'est l’âme remplie du Saint Esprit, et le caillou, c’est le cœur froid et dur où le Saint-Esprit n’habite pas ».


            Pour ma part, je souhaite trouver des mots qui puissent illustrer le souffle de l’Esprit Saint. Tout d’abord transmission. Après avoir proclamé la résurrection de Jésus, Pierre et Jean sont arrêtés et présentés aux membres du Sanhédrin. Ils courent des risques indéniables. Or, que nous expliquent les Actes des Apôtres ? « Rempli d’Esprit Saint, Pierre leur dit : Chefs du peuple et anciens, nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant ». L’Esprit leur fait transmettre la Foi dans les situations les plus délicates.

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Aujourd’hui, C’est ce même souffle de Esprit qui soutient les chrétiens persécutés dans de nombreux pays de continuer à transmettre la Foi. Pour nous qui courrons beaucoup moins de dangers, c’est le souffle de l’Esprit qui nous accompagne dans chacun de nos actes de transmission, de la catéchèse aux groupes de quartier qui forment les missionnaires de notre temps.     

            Ensuite, l’universalité. Immédiatement la Pentecôte passée, les apôtres s’adressent à tout un chacun présent à Jérusalem. Le très beau passage des Actes au cours duquel défile tout l’Orient romain, proposé comme première lecture (Actes, 2, 1-11), en témoigne. En voici une actualisation qui, je crois, n’en trahit pas l’esprit. « Italiens, Espagnols, Français et Portugais, habitants de l’Amérique latine et de l’Amérique du nord, de l’Europe du nord et de l’Europe centrale, du Moyen-Orient et de l’Asie,  Africains de passage à Jérusalem et à Rome, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu ». L’Esprit n’est pas étroit et le christianisme n’est pas un nationalisme identitaire. Etre catholique, c’est tendre à l’universel. Pendant près de 450 ans, le pape a été italien et il y eut de grands papes italiens. Mais combien il est heureux que, depuis 1978, il y ait eu un Polonais, un Allemand, un Argentin, en attendant peut être un Brésilien, un Philippin ou un Africain. L’Esprit Saint a internationalisé le Magistère ! 

                  Enfin, unité et fraternité. Paul écrit aux Galates : « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme, ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ » (Galates, 3, 28). Il les invite à l’unité et à la fraternité dans le Christ. Nous savons en lisant les lettres de Paul et les Actes que l’unité des premières communautés chrétiennes a été un combat permanent. Et aujourd’hui ? Pour nous aussi, frères et sœurs, la fraternité et l’unité au sein de nos paroisses sont un effort de chaque jour, aussi bien vis-à-vis des nouveaux venus comme des habitués. Toute paroisse peut connaître des moments difficiles. Nous ne sommes pas meilleurs que les premiers chrétiens ! Mais prions pour que l’Esprit nous conduise vers ce qu’enseigna Jésus. Car soyons sûr de cette affirmation du Christ : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. ». Là est l’Esprit.
 
Mise en ligne le Lundi 28 Mai, 2018