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Malédiction ?
 

Il faut que Dieu affirme solennellement que ce monde est béni pour que les hommes commencent à le croire. L’Alliance avec Noé, après le Déluge, est cette bénédiction solennelle que Dieu n’a pas cessé de renouveler jusqu’en Jésus pour nous procurer le salut.


Pourtant les hommes se croient toujours maudits. L’obsession de la malédiction de ce monde n’a pas disparu de l’esprit des gens. Très récemment encore, des films expriment cette malédiction. La dernière version de la « Planète des Singes » montre une humanité définitivement trop bête et méchante qui doit laisser la place à des singes qui eux sont gentils et pleins de sentiments réellement humains. Le film « Alien Prométhéus » est une mythologie contemporaine où les divinités se repentent d’avoir créer l’humanité et s’emploient à la détruire définitivement. Cet esprit de malédiction n’habite pas seulement le cinéma, elle traverse l’idéologie du « Vegan » qui affirme qu’il ne faut pas faire de différence entre les hommes et les espèces animales et que l’humanité n’a aucun droit à exploiter les animaux pour travailler, se déplacer, se nourrir, s’habiller ou se soigner.
D’une manière ou d’une autre, l’idée demeure dans les esprits que l’humanité est, au mieux, sans valeur particulière (elle n’est pas bénie) sinon vraiment maudite et ne mérite pas de vivre.


Le récit du Déluge avait, en quelque sorte, poursuivi cette idée de malédiction jusqu’au bout comme on laisse dérouler son imagination. Dieu se serait donc repenti de sa création et avait décidé de noyer sous les eaux ce monde perverti… sauf Noé le seul juste, sa famille et les animaux de l’arche pour recommencer l’histoire. La fin du Déluge a été l’occasion de proclamer une Alliance. Dieu ne détruira plus sa création à cause du mal qui la gangrène et cela est répété trois fois en signe de solennel engagement. Le signe de l’arc-en-ciel rappelle à Dieu sa promesse et donne aux hommes le souvenir de cette Alliance.

 
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Notre monde n’est pas maudit mais il ne va pas bien pour autant. Le Seigneur sait mieux que nous les menaces que l’orgueil, l’amour de l’argent et la violence envers les plus fragiles font peser sur l’humanité tout entière. Les guerres, le dérèglement climatique, le refus de la vie des enfants à naître, des personnes âgées ou des migrants en sont des signes évidents. Mais notre monde n’est pas maudit. La bénédiction de ce monde est un appel à la conversion.
Dans le désert, Jésus, le Béni de Dieu, affronte le Diable, celui qui voudrait nous convaincre de la malédiction de ce monde et Jésus en sort vainqueur pour nous appeler à la conversion. « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » Jésus est Celui qui accomplit la conversion de ce monde : « Le Christ a souffert pour les péchés, une fois pour toute, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ». Il transforme la boue de nos égoïsmes en or de son amour.
Le premier pas de la conversion est de croire qu’elle est possible, que Jésus peut l’accomplir en nous. En Carême, la prière, l’aumône et le jeûne sont les instruments bénis de Jésus en nous.  
En priant davantage, Jésus dévoile les mensonges par lesquels nous nous trompons nous-mêmes et nous apprend à chercher auprès du Père, présent dans le secret, notre consolation.
L’aumône, le don sans espoir de retour, libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère : ce que je possède n’est jamais seulement mien. Chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants.             Le jeûne enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme. Il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu.
Le Carême est le temps béni où Jésus nous redit combien nous sommes bénis.

Que cette Eucharistie où le Béni de Dieu nous dit sa présence au milieu de nous nous aide à vivre la prière, l’aumône et le jeûne comme autant de chemins de bénédiction qui nous feront sentir la gloire de Dieu et le salut du monde.


 
Mise en ligne le Mardi 20 Février, 2018