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Offrir le sacrifice
 

Faut-il faire des sacrifices à Dieu ? Cette question  traverse l’humanité et construit toute la vie spirituelle. Il s’agit de savoir ce qu’est un sacrifice et quel est celui que le Seigneur attendrait. Abraham commence un chemin, Jésus nous en montre le but.

L’humanité a toujours offert des sacrifices aux divinités qu’elle a adorées, pour le meilleur ou pour le pire. Ce furent d’abord des sacrifices extérieurs. La reconnaissance de la générosité de Dieu, à travers celle de la nature, a provoqué l’offrande des prémices, les premiers fruits, des récoltes et du bétail. Rapidement, les hommes voulurent se concilier les faveurs des divinités en faisant des sacrifices plus conséquents, plus couteux. Les sacrifices humains, notamment les sacrifices d’enfants, ont très vite transformé le sentiment religieux en horreur, révélant la perversité du cœur des hommes. Le récit du Sacrifice d’Abraham enseigne que le Dieu d’Israël ne veut pas de ces sacrifices-là.
Abraham commence ce chemin qui va du sacrifice extérieur au sacrifice intérieur. « Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce. » Dieu n’a pas besoin que l’on détruise ce qu’Il a donné. Bien au contraire, la générosité du Seigneur est honorée lorsque l’homme reçoit et respecte ce que le Seigneur lui a procuré.
Le Seigneur attendait d’Abraham l’action de grâce pour son fils Isaac. L’action de grâce n’est pas seulement un « merci » dit en passant, elle est accueil, réception et service du bienfait reçu. Peut-être Abraham se réjouissait-il égoïstement de ce fils tard venu ? Lui avait-il donné les moyens dont il aurait besoin pour grandir et vivre en homme libre ? Ne le détruisait-il pas en prétendant le protéger ? Ne cannibalisait-il pas son fils dans sa vieillesse ? Cela se voit encore aujourd’hui…  Le Seigneur réclame à Abraham son fils en sacrifice d’action de grâce pour qu’il vive enfin. Que le fils porteur de la bénédiction ne soit pas étouffé. L’action de grâce doit libérer les potentialités du bienfait.

 
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Le sacrifice premier que nous avons à accomplir est d’écouter et de nous laisser enseigner par Jésus rendre grâce. Sur la montagne de la Transfiguration, la voix du Père dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-Le. » Jésus est tout entier action de grâce. Il est à écouter car Lui-même est à l’écoute du Père.
Le sacrifice de l’écoute commence l’abandon de nos certitudes d’avoir tout compris, nos prétentions à tout décider, nos autosuffisances qui nous séparent de Dieu. Le sacrifice de l’écoute laisse déployer dans nos vies une autre parole que la nôtre, le Verbe éternel, parole de vérité et de miséricorde. « Le sacrifice qui plait à Dieu, c’est un esprit brisé. » Il s’agit d’avoir brisé l’esprit de notre orgueil.
Le Seigneur dit enfin à Abraham : «  puisque tu as écouté ma voix », Abraham a brisé, sacrifié son orgueil de Patriarche pour écouter Dieu. « Puisque tu ne m’as pas refusé ton propre fils (en le laissant vivre) », Abraham a laisser la bénédiction poursuivre sa route. Il a accompli le sacrifice d’action de grâce.

L’Eucharistie que Jésus a instituée est la matrice de toutes les actions de grâce que nous avons à vivre. Jésus nous accueille en son action de grâce pour que nous puissions dire la nôtre. C’est le sens de l’offertoire. Ne manquons donc pas de l’écouter pour offrir par Lui, avec Lui et en Lui le sacrifice véritable.


 
Mise en ligne le Lundi 26 Février, 2018