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Si le Christ n'est pas ressuscité...
 

« Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur. » Ce n’est pas nouveau que chez les Chrétiens eux-mêmes surgissent des difficultés à croire en la résurrection. St Paul y répond et nous avons à vérifier que notre foi personnelle est bien la foi de l’Église sinon nous serions « les plus à plaindre de tous les hommes. »

 

Il y a bien sur des difficultés à croire en la résurrection. Seul le Christ est ressuscité, puisque Lazare et la fille de Jaïre n’ont ressuscité que pour mourir ensuite. Cet événement de la Résurrection du Christ ne nous est parvenu que par le témoignage des Apôtres, certainement sincères puisqu’ils ont été jusqu’à donner leur vie pour cela mais cela réclame de nous de les croire sur parole.
D’autre part, certains, hier comme aujourd’hui, pensent que la survie de l’âme dans l’éternité est tout à fait suffisante et qu’il n’est pas besoin de s’ajouter un corps à faire ressusciter ! La foi dans cette vie éternelle ne cache pas le mépris bien enraciné de la dimension corporelle de l’homme et tire un trait sur toute la Révélation biblique.
D’autres encore ne craignent pas d’affirmer le caractère symbolique voire mythologique de la résurrection de Jésus. Il nous a livré un message fort, l’Evangile mais cela ne concernerait que notre vie présente. La résurrection ne serait qu’un argument pour les plus crédules.

L’Evangile puise sa force dans la Résurrection. Le Christ ne serait pas ressuscité, les disciples n’auraient rien raconté. Cette doctrine est infiniment belle et infiniment vraie parce qu’elle est infiniment vivante de la vie du Christ ressuscité. La doctrine de l’Evangile n’est rien d’autre que le déploiement de la puissance de la résurrection. Il est illusoire et mensonger de séparer les valeurs de l’Evangile de la résurrection car chaque ligne vient illustrer cette puissance de vie du Christ.

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Les béatitudes dans leur paradoxe disent quelque chose de la Résurrection. « Bienheureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous ! » Cette pauvreté actuelle est une figure de la mort, le bonheur proclamé anticipe la résurrection. L’amour des ennemis que prêche Jésus n’est pas une morale romantique. Il est une expérience de la croix forte de l’espérance de la résurrection que cet amour anticipe. Ces paroles n’ont de sens que si elles donnent accès à la puissance de Résurrection. L’Evangile est un gisement de résurrection.
« Si le Christ n’est pas ressuscité, si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » dit St Paul. La morale de l’Evangile sans la résurrection ferait des chrétiens les idiots utiles d’un monde brutal. Plus sûrement, elle se banaliserait dans un simple altruisme incapable de transformer ce monde, incapable de nous transformer.

« Si le Christ n’est pas ressuscité, vous êtes encore sous l’emprise de vos péchés. » C’est dans le pardon que s’expérimente l’unité intime entre la morale de l’Evangile et la résurrection. En se confessant, le Chrétien reconnaît et identifie la gangrène de la mort dont le péché meurtrit sa vie. Il fait aussi l’expérience de la libération que le pardon procure. Combien de fois, le prêtre est-il rendu témoin de cette petite résurrection des pénitents, des pécheurs pardonnés. Se confesser n’est pas un exercice de piété qui nous donnerait bonne conscience ou un acte d’obéissance à une contrainte de l’Église. La confession réclame toujours un acte d’humilité pour l’aveu ses fautes, elle fait aussi poser un acte de foi qui touche du doigt la puissance libératrice de la résurrection. Plus on se confesse, plus on fait l’expérience de la libération née de la résurrection, plus on croit dans la Résurrection ; plus le prêtre confesse, plus lui-même grandit dans la foi !

Que cette Eucharistie, sacrement pascal, où nous offrons le pain périssable de notre vie et où nous recevons le Corps du Christ ressuscité nous aide à croire plus profondément en cette Résurrection du Christ vivant maintenant et dans les siècles des siècles.

 
Mise en ligne le 22 janvier