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Suivre la Miséricorde du Christ
 

Winston Churchill et Rembrandt. Le plus grand des hommes d’Etat britanniques du XXe siècle et un des plus grands peintres du XVIIe siècle. C’est à eux que j’ai songés en lisant cet extrait de l’évangile de Saint Luc.

Dans les années 1950, couverts d’épreuves et de gloire, le vieux lion britannique se rendait au commissariat de police afin de chercher sa fille Sarah qui abusait régulièrement de l’alcool. Sans chercher à éviter photographes et caméras, il allait retrouver « sa brebis égarée ». En 1669, Rembrandt est fatigué, marqué par les soucis financiers, lui qui a été riche, touché par la perte de ses quatre enfants. Ce qui sera sa dernière œuvre est un tableau sur le retour du fils prodigue. Mais n’est-ce pas Rembrandt lui-même qui se met en scène et qui espère de tout cœur que le Père le prenne dans ses bras affectueux ?

Nous sentons bien que les textes que la liturgie du jour nous propose nous invitent à une intense réflexion sur la sollicitude de Dieu, sur sa miséricorde, allant jusqu’à accéder à la requête de Moïse réclamant la clémence divine, à donner sa confiance à Paul qui était « autrefois blasphémateur, persécuteur, violent » comme il est écrit dans la Lettre à Timothée. Les paraboles du Christ dans l’évangile de Luc nous indiquent clairement que Dieu est en attente et qu’Il nous sollicite pour des retrouvailles. Le berger va vers la brebis égarée, la maîtresse de maison fait l’effort de chercher la pièce perdue, le père du fils prodigue ne désespère pas de celui qui est parti en demandant sa part d’héritage du vivant même de son père. Dieu espère en nous et rompt les barrières. Les exemples ne manquent pas dans les évangiles : Jésus s’adresse à la Samaritaine à qui aucun juif ne devait adresser la parole, pardonne à une femme adultère, loge chez le publicain Zachée, soigne le serviteur d’un centurion romain, représentant de la puissance qui domine la Judée.

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Au début de sa bulle d’indiction de l’Année de la Miséricorde, le pape François souligne combien le Christ est le visage de la Miséricorde du Père : « Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Le mystère de la foi chrétienne est là tout entier. Devenue vivante et visible, elle atteint son sommet en Jésus de Nazareth. Le Père, «riche en miséricorde» (épître aux Ephésiens, 2, 4) après avoir révélé son nom à Moïse comme «Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité» (Exode, 34, 6) n’a pas cessé de faire connaître sa nature divine de différentes manières et en de nombreux moments. Lorsqu’est venue la «plénitude des temps» (épître aux Galates, 4, 4), quand tout fut disposé selon son dessein de Salut, Il envoya son Fils né de la Vierge Marie pour nous révéler de façon définitive son amour. Qui le voit a vu le Père (évangile de Jean 14, 9). A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne, Jésus de Nazareth révèle la miséricorde de Dieu. »

Un exemple récent d’esprit miséricordieux a été mis à l’honneur dimanche dernier. Pendant des siècles, les lépreux étaient rejetés car marqués par leurs péchés pensait-on. Voici une semaine, Mère Teresa était canonisée car elle fut « une dispensatrice généreuse de Miséricorde » selon les propos du pape François à son sujet. Et nous ? Saurions-nous être le père tout heureux de serrer dans ses bras son fils revenu ou serions-nous le fils aîné, voire les scribes et les pharisiens qui récriminent contre l’attitude du Christ mangeant avec les pécheurs ? L’évangéliste Jean écrit au début de son évangile : « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes, et la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise » (Jean, 1, 4-5). Prions pour faire en sorte que nous comprenions la Bonne Nouvelle qui nous est adressée et que notre vie soit un reflet, même modeste, de cette lumière et de la miséricorde du Christ.           

 
Mise en ligne le Lundi 4 Janvier, 2016