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La Pénitence et la Réconciliation
 
  La réconciliation, sacrement de guérison
 
Par le Père Jacques Philippe
membre de la communauté des Béatitudes
colloque sur le sacrement de pénitence et de réconciliation, à Lourdes (novembre 2006)
 
  Guérison et conversion sont liées

Tout être porte en lui sa part de blessures : cette réalité, l'Eglise doit la prendre en compte. Elle le fait au travers du sacrement de pénitence et de réconciliation , qui apporte guérison et pacification. Pour autant, le croyant ne doit pas voir en sa vie chrétienne que guérison et il lui faut éviter de transformer sa vie spirituelle en unique recherche de bien-être. Car, s'il est vrai que la réconciliation touche l'être dans ses différentes composantes - spirituelle, psychologique et physique -, elle a vocation à œuvrer avant tout dans le domaine du spirituel.

La guérison spirituelle opère en premier lieu sur la liberté de l'homme devant Dieu. On parle alors de "conversion". D'un point de vue spirituel en effet, guérison et conversion sont synonymes et la conversion précède bien souvent ce sacrement, qui, en retour, la fortifie.

Parler de guérison ne va pas sans évoquer la "santé". La santé physique se comprend aisément, la santé psychologique se définit plus difficilement, la santé spirituelle, elle, n'est tout simplement "qu'une vie dans l'amour". Si les trois ne vont pas de pair, les deux dernières non plus. Ainsi l'homme peut-il être d'aplomb psychologiquement sans avoir rencontré Dieu. Comme l'inverse se vérifie. Il est toutefois une donnée sur lesquelles ces deux "santés" se rejoignent : elles se fortifient de l'expérience et de ses épreuves.

 

  La réconciliation, source de guérison

L'aveu du péché est par lui-même source d'apaisement. La parole délivre. Elle fait passer de la sphère intérieure à la sphère extérieure, elle "objective". Il s'agit d'un acte de vérité, d'une reconnaissance de sa part de responsabilité dans le monde. Le réel n'en est que mieux assumé. En retour, par l'absolution, le prêtre et sa parole rendent concrète cette certitude d'être pardonné que l'Eglise énonce au croyant depuis qu'il est baptisé.

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Le temps de la réconciliation est un lieu privilégié pour découvrir Dieu comme père. Le croyant vit parfois avec Dieu depuis longtemps, mais le connaît-il vraiment ? En tant que Père ? A se découvrir un Père, il se sent aimé, il s'aime. Se réconcilier avec Dieu, c'est aussi se réconcilier avec l'autre et avec soi-même. Le sacrement de réconciliation est définitivement celui qui fait connaître Dieu en tant que Père, la source de l'amour divin. Ce pardon reçu du Père fait expérimenter la générosité, la gratuité.

 

  Se réconcilier avec Dieu, avec les autres, avec soi-même

La réconciliation sacramentelle est le lieu d'une réconciliation avec soi-même. Le sacrement permet au croyant de comprendre combien, au-delà de tous ses péchés, il reste toujours enfant de Dieu. Il ne s'agit pas de relativiser le poids de ses actes, mais de s'en détacher et de cerner cette identité profonde d'enfant de Dieu. Ce que l'Homme ne se pardonne pas, Dieu lui pardonne.

Cette réconciliation sacramentelle est également le lieu d'une réconciliation avec les autres. En effet, le pardonné se trouvera fortement engagé à agir de même avec les autres. Recevoir le pardon enseigne la gratuité. La confession ne résout pas nécessairement les problèmes personnels, mais confesser son incapacité à pardonner permet en soi de cheminer.

Le sacrement de réconciliation guérit l'homme contemporain de son attitude de victime et de culpabilité. Dans une société qui incite à désigner l'autre comme coupable, il l'engage à une prise de responsabilité, à sortir d'une posture vindicative.
Paradoxalement, l'individualisme et le relativisme ambiants mettent souvent dans une attitude culpabilisante : alors qu'ils seraient les seuls maîtres de leur vie, les êtres s'en font également les uniques juges, sur les seuls critères qu'ils se donnent. Parce que Dieu est absent de leur vie, ils se retrouvent pris dans une culpabilité sans rémission. Or, seul Dieu peut guérir de cette culpabilité. Ainsi, l'homme ne peut se pardonner à lui-même que quand Dieu lui pardonne.

   
Mise en ligne le Lundi 2 Décembre, 2013